Les tumeurs neuroendocrines du col utérin: à propos d'un cas avec revue de la littérature
Kaouthar Rais, Ebo Egyir, Obeid Rockson, Abdelbassir Ramdani, Badr Serji, Tijani El Harroudi
The Pan African Medical Journal. 2019;34:48. doi:10.11604/pamj.2019.34.48.19861

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Case report

Les tumeurs neuroendocrines du col utérin: à propos d'un cas avec revue de la littérature

Cite this: The Pan African Medical Journal. 24/09/2019 ;34:48. doi:10.11604/pamj.24/09/2019 .34.48.19861

Received: 24/07/2019 - Accepted: 18/08/2019 - Published: 24/09/2019

Mots cls: Carcinome neuroendocrine, col utérin, colpohystérectomie, radiothérapie, chimiothérapie

© Kaouthar Rais et al. The Pan African Medical Journal - ISSN 1937-8688. This is an Open Access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0), which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited.

Available online at: http://www.panafrican-med-journal.com/content/article/34/48/full

Corresponding author: Kaoutar Rais, Service de Chirurgie Oncologique, Centre d'Oncologie Hassan II, Oujda, Maroc (kaoutar.rais@gmail.com)


Les tumeurs neuroendocrines du col utrin: propos dun cas avec revue de la littrature

Neuroendocrine tumors of the cervix: case study and literature review

Kaoutar Rais1,&, Ebo Egyir1, Obeid Rockson1, Abdelbassir Ramdani1, Badr Serji1, Tijani El Harroudi1

 

1Service de Chirurgie Oncologique, Centre dOncologie Hassan II, Oujda, Maroc

 

 

&Auteur correspondant
Kaoutar Rais, Service de Chirurgie Oncologique, Centre dOncologie Hassan II, Oujda, Maroc

 

 

Rsum

Les carcinomes neuroendocrines du col utrin sont des carcinomes rares qui ne reprsentent que 0,9-1,5% des tumeurs du col. Le diagnostic est tabli tardivement vu la non spcificit des signes cliniques et l'absence d'un test de dpistage. Les tudes immunohistochimique et histologique jouent un rle crucial pour confirmer ce type de tumeurs. A nos jours, leurs prise en charge thrapeutique est difficile et leurs pronostic reste toujours dfavorable. Nous rapportons un cas de carcinome neuroendocrine du col utrin et nous discuterons les particularits de cette entit rare.


English abstract

Neuroendocrine tumors of the cervix are rare accounting for only 0.9-1.5% of these tumors. The non-specificity of the clinical signs and the absence of a screening test delay diagnosis. Immunohistochemical and histological studies play a crucial role to confirm the diagnosis. Today, therapeutic management is difficult and prognosis is unfavorable. We report a case of neuroendocrine tumor of the cervix and we will outline the peculiarities of this rare disease.

Key words: Neuroendocrine tumor, cervix, colpohysterectomy, radiotherapy, chemotherapy

 

 

Introduction    Down

Les tumeurs neuroendocrines du col utrin reprsentent 0,9 1,5% des tumeurs cervicales [1]. Ce sont des tumeurs rares, agressives et de mauvais pronostic dont la prise en charge thrapeutique demeure nos jours un dilemme entre plusieurs quipes mdicales. Nous rapportons un cas d'une tumeur neuroendocrine du col utrin durant l'anne 2018 au centre d'oncologie Hassan II Oujda.

 

 

Patient et observation Up    Down

Il s'agit d'une patiente ge de 54 ans, marie, G6P5, sans aucun autre antcdent ni personnel ni familial. Elle a consult pour des mtrorragies intermittentes de faible abondance voluant depuis 5 mois avant son admission, sans signes digestifs ni urinaires ni autres signes gyncologiques associs. Le tout voluant dans un contexte de conservation de l'tat gnral. Aux touchers pelviens, on note la prsence d'un processus de 6 cm au niveau du col utrin, infiltrant les culs de sacs vaginaux qui arrive jusqu' la jonction 1/3 moyen et 1/3 infrieur du vagin, les paramtres droit et gauche taient libres. Des biopsies ralises ce niveau, sont revenues en faveur d'une prolifration de cellules carcinomateuses agences en plages compactes, bauchant des formations tubulo-glandulaires, adosses les unes aux autres ralisant par place un aspect cribriforme. Les atypies cyto-nuclaires taient modres, les mitoses peu nombreuses et le stroma tait inflammatoire. Un complment par une tude immuno-histochimique des diffrents fragments a objectiv un marquage des cellules carcinomateuses l'aide des anticorps: anti-synaptophysine, anti-NSE (Neuron Specific Enolase) et l'anticorps anti-chromogranine. Ceci rend cette tumeur compatible un carcinome neuroendocrine peu diffrenci invasif du col utrin. Un scanner thoraco-abdomino-pelvien a montr la prsence d'une tumeur au niveau du col utrin classe IIIB avec un utrus augment de taille, de contours bossels refoulant la vessie en avant, avec persistance de liser de sparation graisseux et exerant une empreinte sur le rectum, avec une absence d'adnopathies profondes et d'autres signes d'extension de la pathologie tumorale. La dcision retenue en runion de concertation pluridisciplinaire tait une radio-chimiothrapie concomitante. La patiente a bnfici de 5 cures de chimiothrapie 1 semaine d'intervalle base de CDDP (le cisplatine ou cis-diaminedichloroplatine) 68mg en concomitant avec la radiothrapie la dose 46 Gray sur le pelvis en 30 sances, 10 Gray sur les paramtres et 4 Gray sur les adnopathies. L'valuation clinique post-thrapeutique a montr la persistance d'une tumeur mesurant presque 4cm infiltrant toujours les culs de sacs vaginaux d'o l'indication d'un traitement chirurgical qui a consist en une colpohystrerctomie largie de clture (Figure 1, Figure 2) avec des suites post-opratoires simples. Le rsultat anatomopathologique a montr l'absence de territoire suspect de malignit sur la pice opratoire ce qui prouve la bonne rponse thrapeutique au traitement noadjuvant. La patiente a volu favorablement durant les 4 mois qui suivent la fin du traitement.

 

 

Discussion Up    Down

Les tumeurs neuroendocrines se dveloppent principalement au niveau du tractus digestif et les poumons; au niveau du col utrin, elles ne reprsentent que 0,9 1,5% des tumeurs du col utrin qui sont gnralement prdomines par le carcinome pidermode [2]. Elles se manifestent cliniquement par des mno-mtrorragies et des leucorrhes, exceptionnellement par un syndrome paranoplasique (syndrome de Cushing, syndrome carcinode, hypoglycmie, syndrome de scrtion inapproprie d'hormone anti-diurtique, hypercalcmie) [3]. Le diagnostic se base essentiellement sur les donnes histologiques et l'tude immunohistochimique. On distingue quatre types de carcinome neuroendocrine: les tumeurs carcinode typique, atypique, carcinome petites cellules et carcinomes grandes cellules dites de haut grade. Les cellules endocrines possdent une diversit considrable de taille, d'argyrophilie, de colorations immunohistochimiques et de l'ultrastructure. Elles peuvent tre identifies en histochimie grce la coloration de Grimelius par la mise en vidence de granulations argyrophiles ou neuroscretoires, en immunohistochimie par une positivit la NSE, la chromogranine, la synaptophysine et aux anticorps pour la gastrine, l'insuline ou par la production ectopique de l'hormone corticotrope (ACTH), de ßMSH, srotonine, d'histamine et d'amylose [4]. Les carcinomes neuroendocrines petites cellules sont les tumeurs ayant le plus mauvais pronostique. Ils prsentent des similitudes avec les carcinomes petites cellules du poumon, vu qu'elles sont dotes d'un index mitotique lev, une ncrose tendue, et une invasion lymphatique et vasculaire massive [5]. Ils se distinguent des carcinomes pidermodes par leurs taux de rcidive plus lev et le retard de leur diagnostic cause de l'inefficacit de dpistage de ce type de tumeurs par le frottis cervico-utrin. En revanche, l'association avec le "human papillomavirus (HPV)" 16 et 18 constitue un facteur de risque en commun entre les deux carcinomes. D'ailleurs, selon une tude ralise en 2018 concernant la contribution de l'HPV sur la formation des tumeurs neuroendocrines du col propos d'une srie de 10575 cas de tumeurs invasives du col; HPV DNA a t dtect dans 85,7% des cas de tumeur neuroendocrine (HPV16 54.8% et HPV18 40.5%) [6].

Le traitement des carcinomes neuroendocrines du col utrin repose sur la chirurgie, la chimiothrapie ou la radiothrapie. La dcision thrapeutique dpend essentiellement du stade FIGO, la taille tumorale, le staging ganglionnaire et la prsence ou non de mtastases distance [7]. Selon une tude rcente publie en 2017 sur les facteurs pronostiques et le traitement optimal des tumeurs neuroendocrines du col classes I et II propos de 198 cas au service gynco-obsttrique du Japon: 88 patientes (94.6%) (Tableau 1) ont reu une hystrectomie radicale avec un curage pelvien, 18 parmi elles ont bnfici d'une chimiothrapie noadjuvante, 14 patientes ont reu une radiothrapie adjuvante, 48 une chimiothrapie adjuvante et 11 patientes une radio-chimiothrapie adjuvante [8]. Ils ont conclu que la chirurgie radicale en premire intention est plus efficace que la radiothrapie seule avec un taux de rcidive locorgionale moins lev. La chimiothrapie adjuvante base de EP (etoposide + platinum)/CPT-P (irinotecan + platinum) avait de trs bon rsultat dans cette srie avec un taux de survie lev en comparaison avec une radiothrapie adjuvante (Figure 3). Par contre, deux auteurs ont rapport des rsultats dcevants concernant le traitement local (chirurgie avec ou sans radiothrapie) des tumeurs classes stade I-IIA: Sheet et al. [9], les premiers auteurs, ont trouv un taux de survie globale trois ans de 16% et un taux de survie sans progression cinq ans de 0%. Pour Sevin et al. [10], le taux de survie sans maladie 5 ans tait de 36%. Des rechutes principalement hmatognes (67 90% des cas) et ganglionnaires (34% des cas), une incidence leve d'adnopathies au diagnostic (40-60%), et une invasion vasculaire frquente, sont autant de facteurs qui ont incit la majorit des auteurs associer un traitement systmique au traitement local [11].

Zivanovic et al. ont compar rtrospectivement un traitement local seul (chirurgie) et un traitement local associ une chimiothrapie adjuvante. Ils ont trouv un taux de survie sans rcidive trois ans de 83% pour les patientes ayant reu une chimiothrapie base de cisplatine et d'toposide contre 0% en cas de traitement local seul [12]. Du fait du taux de dissmination mtastatique prcoce, certains auteurs ont prfr utiliser une chimiothrapie noadjuvante; Chang a dmontr une rponse complte de 6 sur 7 patientes ayant reu le VAC/PE avant l'hystrectomie[13]. Par contre, Lee et al. n'ont pas objectiv de bnfice sur les 11 patientes ayant reu une thrapie noadjuvante (2 patientes sur 5 qui avaient des TNE classes IB1 et les 6 autres patientes avec des tumeurs IB2-IIA ayant bnfici d'une chimiothrapie noadjuvante sont dcd dans les 2 annes suivantes) [14]. Pour les tumeurs localement volues (stades IIb-IV) et pour les patientes inoprables, une association de radiothrapie et de chimiothrapie est prconise, selon le protocole d'Hoskins et al. [15]. A ces stades, une chimiothrapie comportant au moins cinq cures de cisplatine et d'toposide est associe une meilleure probabilit de survie sans rcidive. D'ailleurs c'tait le protocole utilis chez notre patiente avec une nette amlioration clinique aprs la chimiothrapie noajuvante associe la radiothrapie. Pour les tumeurs un stade avanc, elles sont traites par une chimiothrapie combine base de platines. En cas de rcurrence ou de chimiorsistance, une thrapie 2me ligne est mise en route par vincristine/doxorubicin/cyclophosphamide et topotecan [16]. En cas de maladie mtastatique ou de rcidive, une chimiothrapie, comportant soit du cisplatine et de l'toposide seuls, soit en alternance avec une chimiothrapie de type VAC (vincristine, adriamycine et cyclophosphamide) est indique [17]. En gnral, selon les recommandations publies par Chan et al. en 2003 [18], le traitement chirurgical est indiqu essentiellement pour les TNE classes I-IIA, mesurant moins de 4cm suivi parfois d'une chimiothrapie ou radio-chimiothrapie adjuvante, alors que les tumeurs I-IIA mesurant plus de 4cm une chimiothrapie noadjuvante est prconise avant la chirurgie. Pour les tumeurs neuroendocrines du col utrin classes IIb-IV, une radiochimiothparpie en appliquant le protocole d'Hoskins est souhaitable (Figure 4).

 

 

Conclusion Up    Down

Les tumeurs neuroendocrines du col utrin sont des tumeurs trs agressives et rares ce qui explique l'absence d'essais randomiss et ce qui rend leur prise en charge de plus en plus difficile.

 

 

Conflits d'intrts Up    Down

Les auteurs ne dclarent aucun conflit d'intrts.

 

 

Contributions des auteurs Up    Down

Tous les auteurs ont particip la conception et la mise en œuvre de ce travail. Ils dclarent galement avoir lu et approuv la version finale de ce manuscrit.

 

 

Tableau et figures Up    Down

Tableau 1: traitement initial reu par les patientes de la srie Japonaise

Figure 1: image montrant la pice opratoire de la colphystrctomie largie

Figure 2: image montrant la pice opratoire de la colphystrctomie largie et de la recoupe vaginale

Figure 3: comparaison du taux de survie et la survie sans maladie entre deux populations lune traite initialement par la chirurgie et lautre par la radiothrapie

Figure 4: les recommandations de la prise en charge thrapeutique des carcinomes neuroendocrine du col utrin [18]

 

 

Rfrences Up    Down

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Carcinome neuroendocrine
Col utérin
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