Article abstract


Ce travail à consister à étudier les aspects épidémiologiques et bactériologiques des souches bactériennes isolées au cours des infections du site opératoire (ISO) à l'Hôpital National de Niamey. Nous avions mené une étude rétrospective, et descriptive sur une période de 24 mois. Toutes les souches isolées à partir de prélèvements bactériologiques effectués chez les patients présentant une infection du site opératoire ont été identifiées et testés aux antibiotiques selon les méthodes classiques conventionnelles. Les analyses bactériologiques ont permis d'isoler 126 souches bactériennes avec une prédominance de S.aureus (n=39, 31%) suivi d'Escherichia coli (n = 29, 23%) et de Pseudomonas aeruginosa (n=12, 9,5%). Les souches d'Escherichia coli étaient sensibles à 100% à l'imipenème. Elles ont montré des résistances marquées à l'ampicilline, l'amoxicilline, l'acide-clavulanique et la ticarcilline. Elles présentaient des résistances variables aux aminosides (62% à la gentamycine, et 78% à l'amikacine), et aux fluoroquinolones (acide nalidixique 74%, pefloxacine 33%, l'ofloxacine 69%, ciprofloxacine 61%). L'ensemble des isolats d'entérobactéries étaient sensibles à l'imipénème. Les souches de S.aureus avaient montré des résistances à la Pénicilline G (88,6%) et à l'oxacilline (83%). Elles avaient montré aussi des résistances de 37% et 57% respectivement à la vancomycine et teicoplanine. Par contre, elles étaient sensibles à la lincomycine et aux aminosides testés. Compte tenu de ces résultats, nous pensons qu'il faudra améliorer les protocoles d'antibioprophylaxie et d'antibiothérapie probabiliste dans les services chirurgicaux. Aussi, mener des études périodiques de surveillances des ISO.


English abstract

This study aims to evaluate the epidemiological and bacteriological features of bacterial strains isolated from surgical site infections (ISO) at the Niamey National Hospital. We conducted a retrospective, descriptive study over a period of 24 months. All strains isolated from bacteriological samplings from patients with a surgical site infection have been identified and tested for antibiotic sensitivity according to conventional methods. The bacteriological analysis allowed the isolation of 126 bacterial strains with a predominance of S.aureus (n=39, 31%) followed by Escherichia coli (n=29, 23%) and Pseudomonas aeruginosa (n=12, 9.5%). The strains of Escherichia coli were 100% sensitive to imipenem. They showed marked ampicillin, amoxicillin, clavulanic acid and ticarcillin resistance. They had variable resistance to aminoglycoside antibiotics (62% to gentamycin, and 78% to amikacin) and to fluoroquinolones (nalidixic acid 74%, pefloxacine 33%, ofloxacin 69%, ciprofloxacin 61%). All enterobacterial isolates were sensitive to imipenem. The strains of S.aureus showed resistance to penicillin G (88.6%) and oxacillin (83%). They also showed resistance to vancomycin and teicoplanin (37% and 57% respectively). By contrast, they were sensitive to lincomycin and aminoglycoside antibiotics tested. In the light of these results, we believe that it will be necessary to improve prophylaxis protocol and probabilistic antibiotic therapy in the Surgical Division and to conduct periodic surveillance studies of the ISO.

Key words: Surgical site infections, bacteria, antibiotic resistance, Niger