Article abstract


Introduction: l'érysipèle est la plus fréquente des dermohypodermites bactériennes non nécrosantes (DHBNN). L'objectif de notre travail est d'évaluer l'adéquation des connaissances des médecins généralistes avec les données de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique de l'érysipèle.

 

Méthodes: nous avons réalisé une enquête transversale à visée descriptive et analytique auprès de 167 médecins généralistes des secteurs public et privé de Marrakech du 19 Mai au 20 Octobre 2014.

 

Résultats: les 114 questionnaires qui nous ont été retournés ont révélé que des facteurs de risque locaux et généraux étaient souvent retrouvés en cas d'érysipèle. Le diagnostic positif des formes typiques était clinique pour 92(80,7%) médecins. La prise en charge devrait se faire en ambulatoire pour 97(85,1%), le recours à l'hospitalisation et aux examens para-cliniques ne s'avérait nécessaire que pour les formes sévères, atypiques ou compliquées. L'amoxicilline orale a été préconisée par 25 médecins (21,9%). La bi-antibiothérapie incluant une molécule antistreptococcique a été préconisée par 15(13,2%) médecins. Le recours aux anti-inflammatoires a été préconisé par 16 médecins (14%). Les préventions primaires et secondaires ont rencontré l'intérêt de nos médecins dont 108 (94,7%) ont été favorables au traitement des portes d'entrée cutanées et 53 (46,5%) à l'antibioprophylaxie à partir de la deuxième récidive.

 

Conclusion: d'après notre étude, l'érysipèle semble relativement fréquent en pratique de ville, les éléments du diagnostic clinique devraient faire l'objet d'une vulgarisation visant à améliorer les attitudes diagnostiques et thérapeutiques de nos médecins.


English abstract

Introduction: erysipelas is the most common non necrotizing bacterial dermohypodermitis (NNBDH). This study aimed to evaluate the adequacy of general practitioners’ knowledge about literature data on the diagnostic and therapeuthic management of erysipelas. Methods: we conducted a cross-sectional descriptive and analytical survey of 167 general practitioners in the public and private sectors in Marrakech over the period from 19 May to 20 October 2014. Results: the 114 questionnaires which had been returned revealed that local and general risk factors were often reported for erysipelas. 92 (80.7%) physicians thought that positive diagnosis of common types was based on clinical examination. 97(85.1%) physicians thought that it required only out-patient service and that hospitalization and para-clinical examinations should only be performed in patients with severe, atypical or complicated erysipelas. 25 (21.9%) physicians thought that oral amoxicillin should be the gold standard therapy. 15(13.2%) physicians thought that bi-antibiotic therapy including antistreptococcique molecule should be the gold standard. 16 doctors (14%) advocated anti-inflammatory drugs. The primary and secondary prevention levels generated interest from physicians of whom 108 (94.7%) were favorable to the treatment of the portals of entry in the skin while 53 (46.5%) to the antibioprophylaxis after the second recurrence. Conclusion: our study highlights that erysipelas is relatively frequent in city medical practice; clinical diagnosis guidelines should be shared between the specialists in order to improve the diagnostic and therapeutic approch of our physicians.

Key words: Erysipelas, bacterial dermohypodermites, antibiotics, anti-inflammatory drugs